La force tranquille de l’éducation populaire

Aujourd’hui, faire société, point fondamental de toute démocratie, est plus que jamais menacé.

Que cela soit en France, avec les relents racistes et xénophobes, en Angleterre avec le Brexit, ou aux Etats-Unis avec l’élection de Donald Trump, de nombreux signes témoignent d’une volonté de repli sur soi dans de plusieurs pays Occidentaux.

Cela a été renforcé par la menace terroriste de l’Etat islamique, qui a mis au jour également nos fractures sociales ;

En effet, nous constatons, d’une part, que le civisme recule et, d’autre part, que les minorités se sentent méprisées et la majorité menacée.

Pour faire face à tous ces défis, il existe des ferments de cohésion, dont le mouvement associatif et notamment les mouvements d’éducation populaire.

Ces mouvements peuvent refaire émerger une citoyenneté de terrain, par la formation et l’auto-éducation, donnant ainsi espoir à nombre de nos concitoyens qui se sentent rejetés ou fragilisés.

L’éducation populaire, qui s’est affirmé pleinement en France au début du XXème siècle, à l’initiative de quelques républicains visionnaires, se définit comme un mouvement d’éducation de la vie sociale et citoyenne, exercé en dehors des structures classiques d’enseignement.

Ces mouvements d’éducation populaire, tant critiqués par la droite réactionnaire et délaissés par les gouvernements successifs de droite, doivent pouvoir s’affirmer comme acteurs essentiels du vivre-ensemble et du renforcement du lien social.

Pour le Parti socialiste, l’émergence d’une formation citoyenne accessible tout au long de la vie est plus que jamais nécessaire.

C’est pourquoi nous nous félicitons que notre gouvernement ait fait de la jeunesse et de l’éducation populaire, une priorité du quinquennat, avec notamment l’accélération de la montée en charge du service civique qui atteindra 150 000 jeunes volontaires en 2017.

Mais, beaucoup reste à faire, comme l’ouverture de nouveaux chantiers pour la création d’un plan national de relance des colonies de vacances, pour le renfoncement de la coordination nationale, avec l’Institut National de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), et avec les organisations sociales et éducatives ou bien encore avec l’association des acteurs de l’éducation populaire aux politiques locales.
Ainsi, pour surmonter les difficultés que nous traversons, nous devons nous mobiliser pour bâtir un avenir meilleur qui favorise l’égalité des chances et l’épanouissement de chacun.
Le développement de la vie associative et le projet porté par l’éducation populaire peuvent nous permettre de nous retrouver collectivement pour refuser la fatalité.

Face aux crises traversées dans son histoire, la France ne s’est jamais résignée. Elle a toujours su se relever et réagir.
Cette force de caractère s’est forgée dans un attachement fort aux valeurs humanistes portées par la culture et l’éducation.

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A propos ritamps

Secrétaire Nationale Chargée du pôle production et répartition des richesses
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