Commerce extérieur : Nicole Bricq dans la mêlée

500 millions de moins. Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit au mois de mai à 5,3 milliards d’euros, contre 5,8 milliards le mois précédent. Ce résultat reflète « l’atonie » de l’économie française, explique le ministère du commerce extérieur.

Les exportations progressent légèrement, +1,3%, essentiellement du fait de la réalisation de grands contrats. Dans le même temps, les importations sont restées stables en raison d’une contraction des approvisionnements énergétiques, qui a compensé la hausse des achats de produits pharmaceutiques.

Malgré ce léger mieux en mai, le déficit cumulé depuis le début de l’année se monte à plus de 28 milliards d’euros. Si la tendance actuelle se poursuit, à la fin 2012, la France affichera un déficit proche du niveau record enregistré l’an dernier (70 milliards d’euros).

Ce constat pousse Nicole Bricq, la toute nouvelle ministre du commerce extérieur, à déclarer son intention de « passer à l’offensive » pour enrayer les pertes de marché de la France à l’export. Selon une étude de COE-Rexecode publiée en janvier dernier, en un peu plus de dix ans, la part des exportations françaises dans le monde est tombée de 5,7 % à 3,3 % ; en zone euro, elle a reculé de 16,8 % à 12,6 %.

La stratégie de Nicole Bricq s’articulera, dit-elle, autour de trois priorités : « la réciprocité dans nos échanges, la compétitivité des entreprises et l’attractivité de notre territoire et de nos produits ». Trois leviers d’action sur lesquels la ministre n’a cependant, à elle seule, que peu de marge de manœuvre, comme elle l’admet d’ailleurs en creux dans une métaphore sportive destinée à montrer la mobilisation nécessaire pour redresser le commerce extérieur français. « Avec mes collègues ministres et ministres délégués en charge des questions économiques, j’appartiens à un pack qui pousse pour marquer l’essai et le transformer. »

C’est une des particularités de ce poste de ministre du commerce extérieur. Il pousse les titulaires de ce portefeuille à user fréquemment de tournures imagées pour décrire les principes de leur action. François Loos aimait appeler les entreprises à « chasser en meute » dans leur conquête de marchés à l’étranger… Ce qui, chez Christine Lagarde, se déclinait par « naviguer en escadre ». Sans beaucoup de succès pour l’une ou l’autre de ces formules.

A lire sur le blog « Contes Publics » du journal le monde

Publicités

A propos ritamps

Secrétaire Nationale Chargée du pôle production et répartition des richesses
Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s