Yamina Benguigui au Liban

Cher Jean-Daniel,
Chers camarades,
Chers amis,

Je voudrais d’abord vous dire combien je suis heureuse de vous retrouver ce soir. Nous sommes à une étape importante de la campagne électorale pour l’élection de Jean-Daniel, qui nous fait le plaisir de venir au Liban à la rencontre des Français. La campagne a été intense, et je voudrais que nous profitions tous ce soir de cette soirée ensemble afin de nous détendre un peu avant la dernière ligne droite.

À l’occasion de ce diner, je veux avoir une pensée pour Ghassan Tuéni, disparu très récemment après une longue maladie contre laquelle il a lutté avec force et courage. En réalité, durant toute sa vie il s’est battu avec courage, pour le Liban et les Libanais. Aux côtés du président de la République François Hollande et de la ministre Yasmina Benguigui qui était présente à ses obsèques, je reconnais en lui l’incarnation de l’homme d’état. Tout le long de sa carrière, de haut-fonctionnaire, diplomate et journaliste, Ghassan Tuéni a toujours œuvré à l’ouverture de la culture libanaise sur le monde. C’est un homme d’exception que le Liban et les Libanais ont perdu cette semaine. J’espère du fond du cœur que les jeunes générations entretiendront sa mémoire et suivront son exemple. Ce soir, ayons tous une pensée pour les proches de cet « homme libre » selon les propres mots du président la République.

À travers cet hommage à Ghassan Tuéni, je veux aussi exprimer mon profond attachement au Liban que j’ai quitté à la fin de la guerre civile, avant de rejoindre mon second pays, la France, qui m’a très bien accueillie. Malgré l’éloignement géographique, je n’ai jamais ressenti l’impression d’être loin du Liban. En effet, je crois fondamentalement que les deux pays partagent de nombreux points communs, tout particulièrement au niveau de la culture et de la francophonie. À ce propos, je profite de l’occasion qui m’est faite pour vous annoncer l’augmentation des budgets accordés aux programmes de coopération entre les pays francophones. Programmes que la droite avaient complétement négligés sous Nicolas Sarkozy. D’expérience, je ne pense pas que « loin des yeux, loin du cœur ». En tous les cas, ce ne fut pas le cas pour moi et le Liban. Tout le long de mes années en France, je suis resté en étroit contact avec le pays qui m’a vu naître, tout en vivant pleinement ma vie dans mon pays d’adoption.

Après de longues études et une carrière épanouissante dans le domaine de la finance au sein de banques françaises et européennes, j’ai voulu mettre mon expérience au service de mes concitoyens. Ainsi, en 2007, j’ai rejoint le Parti socialiste parce que je me sentais très proche de son combat en faveur de la solidarité, du partage. En effet, j’ai toujours cru qu’on ne pouvait arriver à rien tout seul. Tout ce que nous sommes, même si nous avons l’impression de ne le devoir à personne, nous le devons à toute la société. Pensais seulement à l’institutrice, ou l’instituteur, qui vous a appris à lire et à compter. Et on pourrait multiplier les exemples. En fin de compte, ce que je veux dire c’est qu’il nous faut rendre à la société ce qu’elle nous a donné.

Je connais les réticences que certains d’entre-vous peuvent avoir à l’idée de payer de nouveaux impôts. Mais je voudrais vous rappeler que derrière chaque impôt, il y a un service public: une école, une caserne de pompier, un hopital, et bien d’autres choses. Aussi, le président de la République a annoncé qu’il s’attacherait à combattre la fraude fiscale, notamment en négociant avec la Suisse et la Belgique, deux États où se cachent nombre d’entre eux. Dans ce contexte de crise, il en va de la survie de nos systèmes de santé et d’éducation.

Vous l’avez compris, je suis très attaché à la France comme au Liban. En cas d’élection de Jean-Daniel, pour laquelle nous nous battons chaque jour, je voudrais servir de lien privilégié entre ces deux pays chers à mon cœur. Je voudrais maintenant m’adresser tout particulièrement aux Français du Liban et aux Libanais ayant la nationalité française. Je veux leur demander, lors du vote de dimanche prochain, d’oublier un peu le clivage droite-gauche. Faire le choix de Jean-Daniel, c’est avant tout faire le choix de la compétence et de l’honneté. De plus, il est grand temps de donner au Parti socialiste l’opportunité de changer la France, et l’Europe, vers un modèle de société plus juste et qui donne sa chance à chaque citoyen. Il faut une nette majorité présidentielle à François Hollande afin qu’il puisse pleinement mettre en œuvre le programme pour lequel le peuple français l’a élu.

Au moment de terminer mon intervention, je voudrais avoir une ultime pensée pour le peuple syrien qui traverse une épreuve épouvantable, mais également pour l’ensemble des Libanais qui sont affectés par ce conflit, dont on espère qu’il se terminera le plus rapidement possible.

Je vous remercie, et je vous souhaite une très belle soirée.

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A propos ritamps

Secrétaire Nationale Chargée du pôle production et répartition des richesses
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